Habiter la ruine

Exposition urbaine

“Habiter la ruine” est une action multiple et participative, pour retrouver un sens d’appartenance et d’habitat commun. Le centre de l'action est un terrain en friche et ce qui reste de sa ruine. Je demande alors à un groupe d’enfants d’imaginer un autre possible selon leur propre idée d’habiter. Habiter n’est donc plus seulement le fait physique de pouvoir vivre dans un lieu, mais devient une possibilité de le vivre avec la pensée, c’est une présence d’une partie de nous-même dans l’espace, qui va au delà des frontières et des barrières architectoniques. C’est un lieu qui ne nous appartient pas, mais qui nous interpelle. La fresque collaborative et les projets exposés dans cet espace font rêver et réagir les passants. Nous pouvons alors voir des parcs, des bois, des jardins potagères, des espaces ouverts culturels et naturels pour les citoyennes.

 

Exposition urbaine, 180 rue Horace Bertin, Marseille

avec Achille, Anna, Alice, Alice, Adan, Ayuun, Axelle, Camille, Charlotte, Côme, Diane, Ethan, Felix, Nino, Noémie, Rose, Suzon, Sacha...

Merci à tous les enfants et les personnes qu’ils m’ont accompagné et soutenu en cette aventure.

Reconstruire le sol

 

“Reconstruire le sol” d’une ruine, quand il ne reste plus rien de cette dernière, c’est une nécessité pour ne pas oublier, c’est le prétexte pour parler d’une place/ d’un lieu qui nous appartient dans le monde. Les morceaux des différents pavées constituent une portion du sol de dimension minimale. C’est la place pour une personne seulement. La ruine en question était un local deux ans auparavant occupé par "Le Manba", une association chargée de l’accompagnement des migrants. Le squat a été évacué par la police et l’immeuble démoli pour empêcher tout autre occupation. Ces 70cm quarrés parlent d'un accueil étroit, et témoignent le besoin et le droit de l’homme d’avoir une place où aller/où être.

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